La formation des agents de l’État a montré des signes de progrès en 2023, mais ces avancées sont marquées par des nuages persistants. Avec 8,1 millions de jours de formation au total, les agents ont bénéficié d’une moyenne de 4,8 jours par personne, un chiffre qui commence enfin à dépasser les niveaux d’avant la crise sanitaire. Pourtant, derrière ces chiffres encouragés se cachent des disparités notables, notamment en termes d’accès à la formation selon le sexe et la catégorie professionnelle.

Des avancées dans un contexte complexe
La formation des agents de l’État a vu sa matrice statutaire et professionnelle évoluer, avec une augmentation significative comparée à l’année précédente. Cela fait chaud au cœur de constater que, malgré une période de restrictions, le niveau de formation commence à retrouver son élan.
L’une des initiatives clés a été le soutien à la formation professionnelle, indispensable face à l’évolution rapide du numérique et aux transitions écologiques. Voici quelques points à retenir :
- 8,1 millions de jours de formation en 2023, soit une augmentation de 11% par rapport à 2022.
- Les sessions de formation, dont 2,3 jours sont statutaire et 2,5 jours facultatif, illustrent le besoin d’une approche équilibrée.
- Les agents de catégorie B ont bénéficié de 8,7 jours en moyenne, tandis que ceux de catégorie C n’ont eu que 5,9 jours.
| Catégorie d’Agents | Moyenne de Jours de Formation |
|---|---|
| Catégorie A | 3,6 jours |
| Catégorie B | 8,7 jours |
| Catégorie C | 5,9 jours |
Les inégalités de genre émergentes
On ne peut ignorer que des décalages de genre persistent dans l’accès à la formation. En moyenne, les femmes ne bénéficient que de 4,2 jours annuels de formation, soit 1,8 jour de moins que les hommes. Ce phénomène n’est pas qu’un simple chiffre; il reflète un besoin crucial d’adresser l’équité professionnelle au sein de la fonction publique.
Les entreprises ont la responsabilité d’aligner leurs objectifs de formation avec des pratiques inclusives. Cela puisse être une occasion de repenser les méthodes d’apprentissage et les structures de soutien. L’UNSA Fonction Publique souligne avec raison que des efforts significatifs doivent être faits pour augmenter l’accès des femmes à ces plateformes.
Les défis à relever pour l’employabilité
Il est indéniable que la formation contribue à façonner la carrière de chaque agent. Cependant, les moyens disponibles pour accéder à ces formations posent un défi majeur. Qu’il s’agisse de l’absence de remplaçants lors des formations ou de la perception que la charge de travail diminue l’attractivité de ces propositions, de nombreuses voix se font entendre pour plaider pour une reforme.
- Un appel à la promotion des dispositifs de formation peu utilisés est nécessaire.
- La formation à distance reste encore inaccessible à beaucoup, soulignant une fracture numérique à ne pas négliger.
- Les dispositifs comme le bilan de compétences sont sous-exploités, signalant un manque d’information ou d’intérêt à exploiter ces possibilités.
| Dispositif de Formation | Utilisation (%) |
|---|---|
| Congés de Formation Professionnelle | 9% |
| Bilan de Compétences | Inutilisé |
| Validation des Acquis de l’Expérience | Inutilisé |
Un avenir à envisager avec optimisme
Malgré les défis constatés, l’horizon semble prometteur pour l’évolution de la formation des agents de l’État. Les initiatives et le goût de l’apprentissage continu sont des atouts précieux. Avec des efforts concertés entre employeurs et agents, on peut espérer que le contexte de la formation se transformera en un levier d’attractivité pour la fonction publique.
Pour explorer davantage ces sujets, il est essentiel de consulter des ressources comme le rapport de CFDT ou encore les réflexions de l’UNSA, qui mettent en lumière ces enjeux cruciaux.
Source: www.unsa-fp.org


