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« Jusqu’à 2 000 € de surcoût par camion » : la flambée du gazole frappe durement les transporteurs

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De Virginie

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la flambée du gazole alourdit les coûts des transporteurs, avec jusqu’à 2 000 € de surcoût par camion et des marges sous pression.
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À Rostrenen, dans les Côtes-d’Armor, la hausse du gazole transforme chaque passage à la pompe en mauvais calcul pour les Transports Busson. Le budget mensuel de carburant de l’entreprise est passé d’environ 25 000 à 40 000 euros : 15 000 euros de plus en un mois. Avec sept camions sur les routes, cela représente un surcoût proche de 2 000 euros par véhicule, selon son dirigeant, Damien Busson. Une facture qui ne se contente pas de rogner la marge : elle tend directement la trésorerie.

Le choc est d’autant plus rude que l’entreprise avait déjà traversé une période difficile après la flambée de 2022. Placée en redressement judiciaire en 2024, elle commençait tout juste à reprendre son souffle. Cette nouvelle hausse, dans un secteur où le gazole pèse lourd dans les coûts, rappelle les alertes lancées par d’autres professionnels face à la brutalité de la hausse des carburants, notamment dans les entreprises du transport. Pour les transporteurs, le défi est désormais très concret : absorber une facture qui grimpe plus vite que les recettes ne peuvent suivre.

Flambée du gazole : 15 000 euros de surcoût mensuel pour sept camions

Installée avenue Albert-Torquéau, l’entreprise emploie sept personnes et fait circuler autant de camions dans le Grand Ouest. Une partie de la flotte roule en sous-traitance, notamment pour les transports Lahaye et l’enseigne Magasin Vert ; les autres véhicules travaillent directement pour des clients.

Sur le papier, 15 000 euros supplémentaires peuvent sembler être une ligne de dépense parmi d’autres. Dans une entreprise de transport, c’est plutôt un trou qui se creuse dans le réservoir de trésorerie : le carburant doit être payé tout de suite, tandis que le remboursement de cette hausse par les clients peut prendre du temps, voire rester partiel.

la flambée du gazole alourdit les dépenses des transporteurs, avec jusqu’à 2 000 € de surcoût par camion.

Une hausse qui ravive les difficultés passées

La société avait été placée en redressement judiciaire en 2024, après avoir subi les effets de la précédente flambée du gazole. Damien Busson explique que cette hausse avait absorbé une grande partie de sa trésorerie et que l’entreprise n’avait pas réussi à retrouver une situation assez solide avant le nouveau choc.

Le dirigeant évoque également quelque 2 000 transporteurs concernés par des procédures en 2024, entre redressements et liquidations. Ce chiffre, qu’il cite pour mesurer la fragilité du secteur, donne une idée du contexte dans lequel les petites flottes doivent aujourd’hui encaisser une nouvelle envolée des coûts. Quand les réserves ont déjà été entamées, une hausse supplémentaire laisse peu de marge de manœuvre.

Indexation du gazole : une compensation qui ne couvre pas toute la facture

Les contrats de transport peuvent prévoir une indexation liée au prix du carburant, afin qu’une partie de la hausse soit répercutée sur les clients. Mais, pour les Transports Busson, ce mécanisme ne compense pas l’intégralité du surcoût. Damien Busson estime qu’il reste environ 1 000 euros à la charge de l’entreprise, malgré les ajustements obtenus auprès de certains clients réguliers.

Cette difficulté dépasse le seul cas de Rostrenen : les témoignages réunis par plusieurs transporteurs confrontés à la flambée du carburant montrent combien le résultat dépend des contrats, des délais de facturation et de la capacité à négocier. Une indexation prévue sur un indice antérieur peut, par exemple, laisser le transporteur avancer la différence pendant plusieurs semaines.

Repère Situation des Transports Busson Conséquence
Flotte Sept camions pour sept salariés Une hausse répercutée sur chaque véhicule pèse rapidement sur l’ensemble de l’activité
Budget mensuel de gazole D’environ 25 000 à 40 000 euros 15 000 euros de dépenses supplémentaires sur le mois
Surcoût estimé par camion Près de 2 000 euros Un montant difficile à absorber sans compensation intégrale
Indexation auprès des clients Elle ne couvre pas toute la hausse selon le dirigeant Une part du coût reste supportée par l’entreprise

Pour les transporteurs, la question n’est donc pas seulement de savoir si une clause d’indexation existe. Il faut aussi vérifier quand elle s’applique, à quels contrats et selon quel indice : autant de paramètres qui déterminent si l’augmentation est réellement compensée ou simplement avancée par l’entreprise. Les règles de répercussion du gazole sur la facture font ainsi partie des leviers à examiner au plus près des contrats.

Les aides aux grands rouleurs, un soutien incertain

L’entreprise a reçu en juillet une aide de 500 euros par véhicule, correspondant au mois d’avril. Une nouvelle demande pour mai restait en attente au moment du témoignage, tandis que le dispositif envisagé pour juin, juillet et août ne devait finalement pas lui bénéficier. Le motif avancé : l’indexation obligatoire aurait permis de faire porter la hausse sur les clients.

Or, cette logique ne règle pas nécessairement le décalage entre les dépenses payées et les sommes effectivement récupérées. Les dispositifs destinés aux grands rouleurs et aux professionnels ont évolué au fil des annonces ; un point sur les aides liées au carburant permet de situer les différentes mesures, mais chaque entreprise doit encore vérifier son éligibilité et les périodes couvertes.

  • Reprendre les contrats clients : vérifier la formule d’indexation, la fréquence de révision et le délai entre la hausse du gazole et son intégration dans la facture.
  • Suivre le coût réel par camion : comparer les dépenses de carburant et les recettes de chaque activité pour repérer les trajets qui ne couvrent plus leurs coûts.
  • Contrôler les aides période par période : conserver les justificatifs et suivre séparément les demandes déposées, les versements reçus et les dispositifs annoncés.
  • Anticiper les besoins de trésorerie : intégrer le décalage de paiement dans les échanges avec la banque et les partenaires, avant que les factures ne s’accumulent.

Ces réflexes ne font pas baisser le prix à la pompe, mais ils peuvent aider à repérer plus tôt où la marge s’évapore. Dans une petite flotte, quelques semaines de décalage entre le plein et la compensation suffisent à faire basculer un mois déjà serré.

Transport routier : la hausse du carburant s’ajoute aux autres charges

Le gazole n’est pas la seule dépense qui augmente. Damien Busson souligne également la progression des autres charges de l’entreprise, ce qui rend plus difficile encore l’absorption du surcoût. Quand le carburant prend 15 000 euros supplémentaires dans le budget mensuel, les autres factures, elles, ne se mettent pas en pause.

La situation des Transports Busson illustre ainsi un problème de trésorerie autant qu’un problème de prix. Pour une entreprise de transport, la capacité à répercuter rapidement les hausses et à obtenir les aides correspondant réellement à son activité peut faire la différence entre poursuivre les tournées sereinement et avancer chaque semaine avec le compteur dans le rouge.

Source: www.letelegramme.fr

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Virginie

Je suis Virginie, une entrepreneuse dynamique de 35 ans. Passionnée par l'innovation et le développement durable, je m'engage à créer des solutions qui améliorent la vie quotidienne. Suivez-moi dans cette aventure passionnante!

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