La Tunisie se positionne sur la voie du renouveau, mettant au cœur de sa stratégie le développement de la formation professionnelle. Dans le cadre du plan quinquennal 2026-2030, le gouvernement affiche une ambition audacieuse : doubler le nombre d’apprenants en formation professionnelle, passant d’environ 74 000 à 135 000. L’objectif ? Répondre à une demande croissante de compétences qui s’inscrit dans la dynamique économique actuelle. Ce programme souhaite non seulement améliorer le capital humain, mais aussi renforcer la compétitivité de l’économie nationale.
À l’horizon de 2026, c’est un véritable bond qualitatif qui se profile pour le secteur. La formation professionnelle ne se limite plus à un simple choix d’orientation. C’est désormais un levier essentiel pour l’insertion économique et sociale, en particulier pour les jeunes. Les établissements, qu’ils soient publics ou privés, ont un rôle clé à jouer : environ 90 000 d’entre eux dépendront de l’Agence Tunisienne de la Formation Professionnelle (ATFP) tandis que 38 000 seront pris en charge par le secteur privé, garantissant ainsi une diversité et une couverture adaptées aux besoins actuels.
Doubler les effectifs : un défi ambitieux
Promouvoir la formation professionnelle signifie aussi améliorer les conditions d’accueil des apprenants. L’un des objectifs majeurs du plan est d’augmenter la capacité d’accueil des centres de formation, qui ont déjà enregistré des taux d’insertion impressionnants, atteignant jusqu’à 100 % dans certaines spécialités. Selon le ministre de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, cette initiative peut transformer la formation professionnelle en un véritable « processus de réussite », adapté aux réalités du marché de l’emploi.
Partenariats et innovations
Ce plan repose également sur des partenaires clés : les entreprises. Des programmes comme « Grands employeurs » ont déjà montré leur efficacité, intégrant des milliers de jeunes dans des secteurs en forte demande. L’accent est mis sur les compétences numériques et l’intelligence artificielle, essentielles dans un monde de plus en plus digitalisé. Les chiffres parlent d’eux-mêmes, avec une augmentation de 61 000 à 74 200 apprenants entre 2021 et 2025. C’est une tendance qui ne fait que se renforcer.
- Accroître l’insertion professionnelle des jeunes.
- Mettre à jour le cadre législatif pour une meilleure flexibilité.
- Renforcer l’apprentissage à distance.
- Développer des formations en entreprise.
Une réforme en profondeur
La charte nationale des compétences, actuellement en élaboration, représente également une étape cruciale dans ce processus. Elle vise à rassembler et organiser des données sur les compétences et certifications, facilitant ainsi le lien entre la formation et les réalités du marché de l’emploi. Avec cette nouvelle feuille de route, la Tunisie entend faire du développement du capital humain une priorité incontournable, synchronisée avec les mutations économiques et technologiques.
| Année | Nombre d’apprenants | Taux d’insertion |
|---|---|---|
| 2021 | 61 000 | Non spécifié |
| 2025 | 74 200 | 100% dans certaines spécialités |
| 2030 | 135 000 | À définir |
Dans cette dynamique, le partenariat avec le secteur privé est essentiel. En incitant les investisseurs à créer des établissements de formation dans des spécialités prometteuses, la Tunisie préparera le terrain pour un avenir plus serein, où les compétences nationales répondent aux exigences du monde du travail. Ce plan, une réelle ambition, pourrait bien être le tremplin qui offre aux jeunes les clés d’un avenir professionnel épanouissant.
Pour suivre l’évolution de ce projet ambitieux, il est possible de consulter les grandes orientations du plan sur des plateformes officielles de l’État : Webdo et présentations gouvernementales.
Source: www.webmanagercenter.com

