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Les grands groupes français réclament la suppression de la surtaxe qui alourdit leurs impôts

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De Virginie

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les grands groupes français réclament la suppression de la surtaxe qui alourdit leurs impôts et dénoncent son impact sur leur fiscalité.
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La surtaxe sur les bénéfices devait jouer les invitées de passage. Créée en 2025 pour les très grandes entreprises, elle est pourtant toujours au cœur du débat budgétaire. L’Association française des entreprises privées (Afep), qui représente 117 grands groupes employant deux millions de personnes en France, réclame sa suppression et un rapprochement de la fiscalité française avec la moyenne européenne.

Le sujet dépasse le montant inscrit sur la déclaration d’impôts. D’après les chiffres présentés par l’association, ses membres ont versé 172 milliards d’euros en salaires, cotisations, impôts liés aux salariés et épargne salariale, tout en investissant 59 milliards. Ils ont aussi payé 96 milliards d’euros de prélèvements obligatoires, un montant qui comprend des cotisations patronales déjà comptabilisées dans les dépenses de rémunération. L’Afep parle d’un « choc fiscal » de 9 milliards d’euros supplémentaires en 2025, dont 6 milliards auraient, selon elle, pu contribuer à la rémunération des salariés. En toile de fond, une question très concrète pour les entreprises : comment financer les équipes, les investissements et les impôts lorsque la facture augmente d’un coup ?

les grands groupes français demandent la suppression de la surtaxe qui augmente leur charge fiscale et alourdit leurs impôts.

La surtaxe d’impôt sur les sociétés, au cœur de la demande de l’Afep

La mesure vise les groupes dont le chiffre d’affaires atteint au moins un milliard d’euros. Pour l’Afep, elle a contribué à faire grimper le taux d’impôt sur les sociétés acquitté par les grandes entreprises de 25 % à 36,1 %, alors que la moyenne européenne est évaluée à 22 %. Ces comparaisons sont celles avancées par l’association, qui estime que l’écart pèse sur l’attractivité de la France.

Le montant payé par les membres de l’Afep donne une idée du poids de ces entreprises dans les recettes fiscales : leur impôt sur les sociétés s’est élevé à 16,7 milliards d’euros, soit 24 % du total français, contre 18 % en 2024. L’association demande donc que la surtaxe ne soit pas reconduite. Pour suivre les arguments des grands groupes et les réactions au débat budgétaire, cet éclairage sur la demande des 117 entreprises replace la revendication dans le calendrier du budget 2027.

Salaires, investissements et prélèvements : les chiffres avancés

Imaginons une entreprise industrielle qui doit choisir entre moderniser une ligne de production, former ses équipes ou préserver sa trésorerie. Les chiffres de l’Afep montrent pourquoi le débat ne se limite pas à une bataille de taux : ses membres répartissent la valeur créée entre plusieurs postes, dont certains soutiennent directement l’activité future.

Indicateur pour 2025 Montant Part indiquée
Salaires et éléments associés 172 milliards d’euros 58 % de la valeur ajoutée
Investissements 59 milliards d’euros 20 %
Dividendes et rachats d’actions 16 milliards d’euros 5 %
Prélèvements obligatoires 96 milliards d’euros 32 %
Impôt sur les sociétés 16,7 milliards d’euros 24 % de l’IS français

Ces postes ne s’additionnent pas tous comme des lignes indépendantes : les cotisations patronales, par exemple, figurent déjà dans les éléments associés aux salaires et entrent aussi dans le total des prélèvements obligatoires. Le tableau dessine plutôt une photographie des arbitrages économiques que le patronat souhaite mettre en avant.

Budget 2027 : une baisse annoncée, mais pas la suppression demandée

Le projet de loi de finances pour 2027 prévoit déjà une réduction de la surtaxe, tandis que l’Afep plaide pour sa disparition complète et pour un alignement de la fiscalité des entreprises sur la moyenne européenne. La nuance est importante : réduire une contribution exceptionnelle ne signifie pas nécessairement tourner définitivement la page. La promesse gouvernementale d’un allègement en 2027 illustre cet écart entre l’évolution envisagée et la demande patronale.

Pour l’association, l’enjeu touche aussi à la souveraineté industrielle. Les décisions d’implantation se prennent dans un environnement où les entreprises comparent rapidement les coûts, les aides et la stabilité des règles. Son économiste souligne que les groupes souhaitent rester en France, mais que les prélèvements entrent dans leurs choix stratégiques : une usine ne se déplace pas comme un pion sur un jeu de société, mais les investissements, eux, peuvent être orientés ailleurs.

Ce que la demande pourrait changer pour l’activité

La revendication de l’Afep s’appuie principalement sur trois arguments, qui éclairent les effets possibles d’une suppression sans préjuger de la décision finale du Parlement :

  • Redonner de la visibilité fiscale : une mesure présentée comme exceptionnelle mais discutée au-delà de son année de création rend les prévisions plus délicates.
  • Préserver les marges de financement : les groupes mettent en avant les sommes qui pourraient soutenir les salaires, la formation ou l’investissement.
  • Rester compétitif en Europe : l’écart de taux évoqué par l’association nourrit le débat sur l’attractivité et le lieu des futurs projets industriels.

Ces arguments ne font pas disparaître l’autre versant du débat : la surtaxe apporte des recettes à l’État, alors que le budget doit concilier financement des services publics et soutien à l’activité. La discussion porte donc autant sur le niveau de l’impôt que sur la prévisibilité des règles et l’usage des recettes.

Les prises de position du patronat se multiplient à l’approche des arbitrages budgétaires. Pour replacer cette demande dans le contexte plus large des débats sur la fiscalité des entreprises, l’analyse de la revendication de l’Afep revient sur les enjeux de la surtaxe et sur la volonté de rapprocher la fiscalité française de celle de ses voisins.

Au fond, la question qui attend le budget 2027 est simple à formuler, même si sa réponse ne l’est pas : quelle part de la contribution des grands groupes doit financer les recettes publiques, et quelle part doit rester disponible pour investir et rémunérer les salariés ? Les arbitrages à venir diront si la surtaxe aura été une parenthèse fiscale ou le début d’un rendez-vous régulier avec les grandes entreprises.

Source: www.20minutes.fr

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Virginie

Je suis Virginie, une entrepreneuse dynamique de 35 ans. Passionnée par l'innovation et le développement durable, je m'engage à créer des solutions qui améliorent la vie quotidienne. Suivez-moi dans cette aventure passionnante!

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