Le 7 janvier 2026, un vent de tristesse a soufflé sur l’UNRWA, l’agence des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens, qui a dû faire face à une situation alarmante. En raison d’une crise financière sans précédent, l’agence a annoncé le licenciement de 571 employés originaires de Gaza, qui avaient quitté la région à la suite des tensions tragiques qui ont secoué le pays. Cette décision, aussi brutale qu’inattendue, met en lumière les défis économiques qui touchent de nombreuses organisations humanitaires dans un contexte global déjà fragile.
Depuis plus de sept décennies, l’UNRWA joue un rôle crucial, fournissant aide et assistance à des millions de réfugiés palestiniens en Cisjordanie, au Liban, en Jordanie et en Syrie. Pourtant, la situation financière de l’agence s’est dégradée, se heurter à une baisse significative des contributions volontaires, exacerbée par des accusations récurrentes de partialité. La situation a atteint un point critique, l’agence ayant enregistré un déficit de près de 300 millions de dollars pour l’année 2025, alors que ses coûts ont avoisiné les 880 millions de dollars. Ce déséquilibre ne fait qu’illustrer l’urgence d’un soutien financier accru, alors que l’UNRWA s’efforce de maintenir ses services essentiels.

L’impact des licenciements sur la communauté gazaouie
Ces licenciements ont un impact direct sur la population de Gaza, où déjà de nombreuses familles dépendent des services fournis par l’UNRWA. Les employés concernés, qui avaient pour la plupart été mis en congé sans solde depuis plusieurs mois, font face à une incertitude totale. Leur potentiel retour à des conditions de travail normales semble aujourd’hui compromis. L’agence a pris cette décision pour gérer ses ressources de manière plus efficace, tout en espérant accéder à de nouveaux financements.
Critiques et tensions politiques
Cette situation est exacerbée par un climat politique tendu, les accusations d’Israël à l’encontre de l’UNRWA, qui serait infiltrée par des membres du Hamas, pesant lourdement sur les opérations de l’agence. Bien qu’aucune preuve tangible n’ait été fournie pour étayer ces allégations, la campagne de diffamation visant l’UNRWA a contribué à fragiliser son soutien financier. Dans ce contexte, la réaction du Hamas a été rapide, qualifiant ces licenciements de « violation des droits fondamentaux » et appelant l’agence à assumer ses « responsabilités envers le peuple palestinien ». Cela souligne une profonde fracture dans la perception de l’agence, perçue tantôt comme un espoir, tantôt comme une source de conflit dans cette région déjà éprouvée.
Coûts et solutions à envisager
Avec l’agence restant fortement dépendante de l’aide internationale, il est crucial de repenser le modèle de financement de l’UNRWA. Plusieurs mesures peuvent être explorées pour éviter une further réduction de ses effectifs :
- Renforcer les partenariats avec des ONG locales et internationales.
- Établir des campagnes de sensibilisation pour attirer des donateurs.
- Investir dans des programmes générant des revenus au sein des communautés bénéficiaires.
- Améliorer la transparence des finances pour regagner la confiance des donateurs.
- Proposer des programmes de formation pour aider les employés licenciés à retrouver un emploi ailleurs.
Un tableau des effectifs de l’UNRWA avant et après les licenciements
| Catégorie | Effectifs avant licenciements | Effectifs après licenciements |
|---|---|---|
| Nombre total d’employés | 12 000 | 11 429 |
| Employés licenciés | – | 571 |
| Personnel affecté aux services | 1 500 | 1 500 |
Avec des défis financiers croissants, la nécessité de réévaluer la structure opérationnelle de l’UNRWA et de son financement est évidente. Les voix d’un soutien renforcé et d’une coopération plus étroite sont plus cruciales que jamais pour assurer un avenir plus stable et sécurisé non seulement pour les employés, mais pour tous ceux qui dépendent de l’agence pour leur survie et leur bien-être.
Source: www.ledevoir.com














