La mobilité internationale n’est pas qu’un simple concept, c’est une véritable clé pour l’employabilité, surtout lorsqu’il s’agit de renforcer les relations entre la Tunisie et la France. Un événement marquant s’est déroulé récemment à Tunis : la 3ème Journée de réflexion sur l’entreprise de demain. Organisée par la Chambre de Commerce et d’Industrie Tuniso-Française (CCITF), cette rencontre a mis en lumière les enjeux cruciaux liés à la formation professionnelle et à la coopération bilatérale. Avec un taux de chômage élevé et une inadéquation entre les formations et les besoins du marché, il est urgent de repenser notre approche.
Le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle, représenté par Jihène Gaza, a souligné l’importance d’une réforme ciblée pour doter les jeunes Tunisiens des compétences nécessaires afin de faciliter leur intégration sur le marché, tant national qu’international. L’événement s’inscrit dans un cadre plus vaste visant à établir un dialogue constructif entre les secteurs public et privé, et à développer un système de formation adapté aux exigences du marché de l’emploi. À noter qu’une collaboration future se prépare entre le ministère et la CCITF pour cette cause.
Les piliers de l’employabilité : formation professionnelle et mobilité internationale
Le président de la CCITF, Khelil Chaïbi, a révélé des lignes directrices importantes. En plus de la valorisation de la formation professionnelle, il est essentiel de considérer la mobilité internationale comme un moyen d’enrichir l’expérience professionnelle des jeunes. La circulation de compétences et de savoirs ne doit pas être ignorée, surtout à l’heure où la fuite des cerveaux est souvent évoquée. Cette dynamique est perçue comme une opportunité unique, non seulement pour les individus, mais aussi pour l’économie tunisienne dans son ensemble.
Les projets concrets pour l’employabilité
Différents projets poussent cette initiative vers l’avant. Parmi ceux-ci, on trouve la création de centres technologiques “Elife” dans plusieurs régions tunisiennes, qui visent à renforcer les compétences numériques. Ces centres sont des espaces dédiés aux jeunes et aux diplômés, offrant des formations adaptées aux besoins du marché, notamment dans les domaines de la technologie et de l’économie numérique.
Une attention particulière est aussi accordée à la lutte contre le décrochage scolaire grâce à l’initiative de l’“École de la deuxième chance”, destinée à réinsérer les jeunes sans qualifications. Une somme impressionnante de 30 millions d’euros, pour mettre à jour des centres de formation aux métiers du tourisme, illustre également l’engagement total de la France en faveur du développement du capital humain en Tunisie.
| Type de projet | Objectif | Budget |
|---|---|---|
| Centres Elife | Former aux technologies et à l’économie numérique | Variable selon les régions |
| École de la deuxième chance | Rétablir les parcours de jeunes décrocheurs | Non communiqué |
| Centres de formation aux métiers du tourisme | Moderniser le secteur touristique | 30 millions d’euros |
Avec l’approche de la migration circulaire, les possibilités d’acquérir des compétences en France et de revenir les appliquer en Tunisie se dessinent comme un véritable atout. Le directeur général de l’Office français de l’immigration et de l’intégration, Didier Leschi, a également annoncé que 2 500 jeunes Tunisiens pourraient rejoindre la France d’ici 2029. Cette dynamique apporte une réponse efficace aux défis de l’employabilité tout en contribuant à l’intégration des jeunes sur le marché du travail.
Un chemin vers l’avenir
En somme, la coopération entre la Tunisie et la France dans le domaine de la mobilité internationale et de la formation professionnelle est un projet ambitieux et nécessaire. En repensant les politiques de formation, en intégrant la valeur de la mobilité, et en mettant l’accent sur l’adéquation formation-emploi, il est possible d’offrir aux jeunes des opportunités réelles pour évoluer et réussir, tant sur le plan local qu’international.
Source: www.webmanagercenter.com

