Trois centres de l’Afpa vont fermer en Bretagne : ceux de Morlaix, de Brec’h, près d’Auray, et de Saint-Malo. La décision, présentée lors d’un comité social et économique extraordinaire à Rennes, s’inscrit dans un plan national qui prévoit la fermeture d’une trentaine de sites sur 142 et vise jusqu’à 867 postes. Pour les stagiaires, les formateurs et les entreprises locales, ce n’est pas qu’un changement sur une carte : c’est parfois une formation qui s’éloigne, un trajet qui s’allonge, ou une reconversion qu’il faut réorganiser.
Les activités de Morlaix doivent être transférées à Brest, celles de Saint-Malo à Rennes et celles de Brec’h à Lorient. À l’échelle bretonne, les syndicats évoquent 55 postes supprimés, dont 33 licenciements. Le plan prévoit aussi de nouvelles antennes à Morlaix et Saint-Malo pour maintenir une présence locale, tandis que le site d’Auray-Saint-Goustan est conservé : une distinction importante dans un dossier où les noms des lieux peuvent vite se mélanger. La réorganisation doit également créer 400 nouveaux intitulés de postes au niveau national, et huit postes de commerciaux responsables clients ont été annoncés.
Fermeture des centres Afpa en Bretagne : les sites concernés
Morlaix, Brec’h et Saint-Malo font partie des 30 centres dont la fermeture est annoncée à l’échelle nationale. La liste des sites menacés et les contours du plan ont été relayés dans la carte des centres Afpa concernés ; en Bretagne, les trois implantations concernées assuraient des formations dans des secteurs comme le bâtiment, les services et la mécanique.
Leur rôle dépasse l’apprentissage d’un métier. Les centres accompagnent aussi des personnes éloignées de l’emploi et des adultes qui souhaitent changer de voie. Pour une entreprise du bâtiment qui cherche à recruter, par exemple, un centre de formation proche peut faire le lien entre un besoin de main-d’œuvre et une personne prête à se lancer dans un nouveau métier. Quand la formation déménage, ce lien doit lui aussi être retissé.

Morlaix, Brec’h et Saint-Malo : où iront les formations ?
Le transfert des activités dessine une nouvelle géographie de la formation : Brest pour Morlaix, Lorient pour Brec’h et Rennes pour Saint-Malo. Les syndicats soulignent que cette distance peut compliquer la vie des stagiaires comme celle des salariés, notamment pour les personnes qui ne disposent pas d’une voiture ou doivent concilier formation, famille et démarches de retour à l’emploi.
À Morlaix, le centre compte une vingtaine de salariés. Selon les informations présentées par les syndicats, quatre seulement pourraient rejoindre un autre établissement, parfois situé à plusieurs dizaines de kilomètres de leur domicile. Des antennes sont annoncées à Morlaix et à Saint-Malo, mais elles ne remplaceraient pas à elles seules les ateliers et les formations du centre. Les fermetures annoncées en Bretagne s’accompagnent donc d’une question très concrète : comment préserver l’accès à la formation quand les cours s’éloignent ?
Plan social de l’Afpa : emplois supprimés et conséquences locales
En Bretagne, les représentants de la CGT chiffrent à 55 le nombre de postes appelés à disparaître, dont 33 licenciements. Au niveau national, le plan vise jusqu’à 867 postes, avec la création annoncée de 400 nouveaux intitulés. Ces chiffres décrivent une réorganisation d’ampleur, mais ils ne disent pas tout de ses effets sur le terrain : derrière chaque poste et chaque session de formation, il y a des compétences qui répondent à des besoins locaux.
À Morlaix, des formateurs défendent la performance économique du centre malgré une activité de moindre volume que celle de certains autres sites. Ils avancent aussi un taux de retour à l’emploi de 70 % huit mois après la formation. Ce chiffre est rapporté par les professionnels du centre : il nourrit leur inquiétude sur le coût social d’une fermeture, alors que l’insertion peut réduire le recours aux aides et permettre aux personnes de contribuer à leur tour par leur travail et leurs cotisations.
| Site concerné | Destination des formations | Éléments annoncés |
|---|---|---|
| Morlaix | Brest | Une antenne locale est prévue ; le centre compte une vingtaine de salariés, dont quatre pourraient être reclassés dans un autre établissement. |
| Brec’h, près d’Auray | Lorient | Le site de formation de Brec’h ferme, tandis que le site d’Auray-Saint-Goustan est maintenu. |
| Saint-Malo | Rennes | Une antenne est annoncée pour préserver une présence locale. |
La direction régionale a été sollicitée avant et après le comité social et économique extraordinaire, sans réponse communiquée à ce stade. Les salariés et les syndicats espèrent encore infléchir la décision ; les personnes dont le poste serait supprimé pourront également candidater à nouveau sur les postes ouverts par la réorganisation.
Un maillage territorial à préserver malgré les fermetures
La vente annoncée des sites doit aider l’Afpa à trouver des ressources à court terme, selon les représentants syndicaux. Mais céder des bâtiments et maintenir un service de proximité sont deux choses différentes : une antenne peut offrir un point de contact, sans forcément disposer des plateaux techniques nécessaires à une formation complète.
Les débats autour de l’Afpa s’inscrivent dans une période de baisse des financements et de coupes répétées dans la formation des adultes. Les annonces nationales de suppressions de postes et de fermetures ont été détaillées par plusieurs médias, tandis que les salariés d’Auray ont aussi fait part de leurs inquiétudes lors d’une rencontre avec la direction régionale, rapportée par Ouest-France. Pour les personnes en reconversion comme pour les employeurs bretons, l’enjeu sera désormais de savoir si le nouveau maillage permettra de conserver des formations accessibles, et pas seulement des adresses sur une carte.
- Morlaix : activités transférées à Brest, avec une antenne locale annoncée.
- Brec’h : formations déplacées à Lorient ; le site d’Auray-Saint-Goustan reste ouvert.
- Saint-Malo : activités transférées à Rennes, avec une antenne annoncée.
- Bretagne : 55 postes concernés selon les syndicats, dont 33 licenciements.
- France : environ 30 centres concernés sur 142 et jusqu’à 867 postes visés.
Les chiffres nationaux donnent la mesure du plan ; les trajets quotidiens, eux, en révèleront rapidement les conséquences. La question centrale reste celle de l’accès : une formation professionnelle tient aussi à la possibilité de s’y rendre.
Source: www.letelegramme.fr













