---Advertisement---

« Je n’ai pas été payé depuis des mois » : les prestataires de l’épandage sur les routes wallonnes réclament leur dû, la Région leur doit 2 millions d’euros

Avatar photo

De Virginie

Publié le :

Suivez-nous
les prestataires de l’épandage sur les routes wallonnes réclament leur dû : la région leur doit près de 2 millions d’euros après plusieurs mois sans paiement.
---Advertisement---

À l’approche de la saison hivernale, les prestataires privés chargés de l’épandage et du déneigement sur les routes wallonnes attendent toujours une partie de leur rémunération. Le montant des factures en souffrance atteint 2 millions d’euros à l’échelle de la Région, alors que les gardes doivent reprendre autour du 15 octobre, pour se poursuivre jusqu’au 15 avril.

À Gedinne, Bernard Balfroid gère deux circuits pour la régie routière. Début octobre, près de 20 000 euros de factures datant de février à avril 2026 restaient impayés. Une première facture, la plus ancienne, a finalement été réglée un lundi ; quatre autres, représentant encore 14 000 euros, attendent leur tour. Après dix ans d’activité, l’entrepreneur dit n’avoir jamais connu un retard de cette ampleur.

Le problème dépasse les échéances sur papier. Pour faire rouler deux camions, il faut payer le carburant, l’entretien, les assurances et le chauffeur, sans oublier les matériaux destinés aux autres chantiers de l’entreprise. Quand les paiements publics tardent, la trésorerie sert de pare-chocs — jusqu’au moment où elle ne suffit plus. Le témoignage de Bernard Balfroid et le détail des retards mettent en lumière cette pression très concrète.

Factures impayées pour l’épandage en Wallonie : une trésorerie sous pression

Le versement reçu récemment améliore un peu la situation de Bernard Balfroid, mais ne règle pas l’ensemble de ses créances. Faute de calendrier précis communiqué par le SPW, il explique avoir multiplié les démarches auprès de ses services et sollicité le cabinet du ministre de la Mobilité, François Desquesnes.

en wallonie, les prestataires chargés de l’épandage sur les routes réclament des paiements en retard. la région leur doit près de 2 millions d’euros.

Le chef d’entreprise indique aussi avoir dû puiser dans les réserves de sa société et que son épouse a récemment injecté de l’argent sur les comptes professionnels. Ce type de décalage peut vite devenir un casse-tête : les dépenses, elles, ne patientent pas gentiment dans une file d’attente. L’achat de matériaux pour un chantier, par exemple, doit souvent être financé avant que le client final ne règle sa facture.

Bernard Balfroid n’envisage pas de faire appel à un avocat, notamment parce que cela ajouterait des frais. Il compte plutôt saisir le Médiateur. Son cas rappelle qu’une entreprise peut être fragilisée non par manque de commandes, mais par le temps qui sépare le travail effectué du paiement reçu.

De près de 20 000 euros à 14 000 euros encore en attente

Les montants cités pour son entreprise correspondent à deux moments différents : près de 20 000 euros étaient dus début octobre, puis le règlement de la facture la plus ancienne a ramené le solde annoncé à 14 000 euros. Cette évolution est un signe de paiement, mais quatre factures restent à honorer, sans date ferme connue par le prestataire.

Repère Situation rapportée
Activité concernée Deux circuits d’épandage pour la régie routière de Gedinne
Montant initial évoqué Près de 20 000 euros de factures impayées
Après un premier règlement Quatre factures restent dues, pour 14 000 euros
Total régional annoncé 2 millions d’euros de factures en attente
Explication du SPW Tension budgétaire temporaire affectant les paiements du service hiver

Ces chiffres décrivent une situation à un instant donné, pas un solde définitif : le paiement d’une facture a déjà modifié le montant dû à Bernard Balfroid. Pour suivre l’évolution du dossier, le point sur les prestataires concernés par les retards revient sur l’ampleur de la somme annoncée pour la Wallonie.

Retards de paiement du SPW : les explications de la Région wallonne

Le SPW confirme que les retards sont connus et suivis par les autorités compétentes. Selon l’administration, les factures concernées ont été identifiées et la difficulté s’explique par une tension budgétaire temporaire qui touche les paiements liés au service hivernal.

Plusieurs réallocations budgétaires ont déjà été réalisées et les dernières mesures nécessaires viennent d’être approuvées, indique le SPW. L’administration prévoit un retour à la normale dans les prochains jours. Pour les prestataires, l’enjeu est désormais de voir cette annonce se traduire rapidement en virements et en dates de paiement prévisibles.

Avant la reprise des gardes, les paiements restent décisifs

La période de service hivernal s’étend du 15 octobre au 15 avril. Les équipes doivent donc se tenir prêtes à intervenir, avec des véhicules et du matériel opérationnels. Un camion d’épandage n’est pas un simple véhicule rangé au fond d’un garage : son entretien, son approvisionnement et sa disponibilité ont un coût, même lorsqu’il attend la prochaine alerte météo.

Pour les entreprises concernées, quelques réflexes peuvent aider à garder une vue claire sur la situation : conserver un relevé des factures et de leurs échéances, demander une confirmation écrite des montants reconnus et relancer les interlocuteurs en gardant une trace des échanges. Ce n’est pas une solution magique, mais cela permet de documenter le dossier et de mieux anticiper les besoins de trésorerie.

  • Suivre chaque facture séparément, avec sa date d’envoi, son montant et son statut de paiement.
  • Demander un calendrier prévisionnel lorsqu’un retard est signalé, afin de planifier les dépenses urgentes.
  • Signaler rapidement les difficultés de trésorerie aux interlocuteurs concernés, plutôt que d’attendre que les échéances s’accumulent.
  • Garder les justificatifs et les réponses écrites pour faciliter le suivi auprès du SPW ou du Médiateur.

La question du passage des camions, souvent posée par les automobilistes lors des épisodes de neige ou de verglas, concerne aussi l’organisation des interventions et les limites des opérations sur le terrain. La réponse aux questions sur l’épandage et le déneigement des rues éclaire l’envers du service que les usagers remarquent surtout quand la chaussée devient glissante.

Les mesures budgétaires annoncées par la Région sont donc attendues au tournant : pour que les routes restent praticables cet hiver, il faut aussi que les entreprises chargées de les sécuriser puissent continuer à fonctionner.

Source: www.dhnet.be

Avatar photo

Virginie

Je suis Virginie, une entrepreneuse dynamique de 35 ans. Passionnée par l'innovation et le développement durable, je m'engage à créer des solutions qui améliorent la vie quotidienne. Suivez-moi dans cette aventure passionnante!

Laisser un commentaire