À Bordeaux, Inès, architecte d’intérieur, jongle avec ses finances d’une main habile. À 34 ans, elle a su créer un micro-entreprise florissante depuis cinq ans, affichant un revenu net mensuel de 2 680 €. Mais dans une ville où le coût de la vie pourrait rapidement faire grimper le budget, chaque euro compte. Entre loyers, dépenses fixes et provisions imprévues, découvrons comment elle gère son quotidien financier, et les sacrifices qu’implique sa passion.
Les entrées : décrypter le revenu d’Inès
Inès touche un chiffre d’affaires brut d’environ 4 200 € par mois. Après avoir payé ses cotisations sociales de 23 %, son revenu est ramené à 2 680 € nets. Bien que ce montant puisse sembler confortable, la saisonnalité de son activité la fait fluctuer. Ainsi, certains mois, comme janvier, elle peut voir ses revenus descendre à 1 800 €, alors que d’autres comme mai-juin, peuvent atteindre 3 500 €. Un équilibre à trouver entre une passion exigeante et les réalités financières.
Les aides et complémentarités
Inès vit seule dans un T2 du quartier Saint-Michel et ne reçoit aucune allocation ni aide au logement car ses revenus dépassent les plafonds d’éligibilité. Sa seule source complémentaire est un modeste intérêt d’environ 80 € par mois provenant de son Livret A et de son assurance-vie, ce qui porte son total disponible à 2 760 €.
Les dépenses : le processus de ventilation de chaque euro
Pour Inès, les dépenses fixes s’accumulent rapidement, atteignant 1 614 € avant même de penser à la nourriture. Son loyer, par exemple, est de 780 € pour son appartement, une aubaine qu’elle a su négocier avant une hausse prévue à 850 €. Les coûts du transport et des abonnements technologiques viennent s’ajouter à ses charges mensuelles.
| Dépense fixe | Montant (€) |
|---|---|
| Loyer | 780 |
| Assurance habitation | 22 |
| Transport (abonnements + essence) | 165 |
| Abonnements numériques | 129,50 |
| Mutuelle + prévoyance + RC professionnelle | 135 |
| Provision charges sociales et fiscales | 250 |
Des dépenses variables en équilibre
Quand on parle de dépenses variables, la situation est tout aussi sérieuse. Inès y consacre environ 695 € par mois. Cela inclut sa nourriture, où elle privilégie des produits frais, ainsi que ses sorties, ses achats vestimentaires et des vacances budgétisées. Un équilibre bien rodé qu’elle parvient à maintenir.
Le reste à vivre : une gestion délicate
À la fin du mois, Inès parvient à conserver environ 334 €. Ce montant, bien qu’il paraisse raisonnable pour une professionnelle indépendante, reste insuffisant pour envisager de nombreux imprévus. Pour contrer cela, elle place 200 € par mois sur son assurance-vie, tout en économisant le reste pour ses « mois creux ». Son objectif est d’atteindre une trésorerie de 15 000 € sur son Livret A, au cas où elle ferait face à trois mois sans client.
Avec tous ces éléments, il est évident qu’Inès jongle avec une pression bien particulière. Son projet à moyen terme ? Passer en EURL pour mieux gérer ses finances et optimiser sa fiscalité, un choix qui pourrait augmenter son revenu net mensuel de 180 €. Un beau défi qui nécessite des réflexions approfondies, surtout pour une professionnelle passionnée et en quête de sécurité.
Pour découvrir les salaires moyens de la profession, et mieux apprécier les défis qu’Inès doit relever dans son quotidien financier, il est essentiel d’observer ces données précieuses.
Source: www.letribunaldunet.fr

