Au lycée Auguste-Angellier de Dunkerque, l’accompagnement des élèves prend un nouveau relief avec des parrainages noués avec de grandes entreprises nationales. L’idée est simple, mais précieuse : rapprocher les jeunes du monde professionnel avant le grand saut après le bac. Derrière une rencontre avec une entreprise, il peut y avoir une question qui débloque un projet, un métier découvert au détour d’une conversation ou un conseil concret pour préparer une candidature.
Pour une lycéenne comme Lina — un exemple imaginaire, mais familier à bien des élèves — ces échanges peuvent rendre l’avenir moins abstrait. Les études et les métiers cessent d’être des cases sur une brochure : ils prennent le visage de personnes qui les pratiquent chaque jour. Angellier s’inscrit ainsi dans une dynamique déjà visible dans son environnement, où les liens entre lycées et acteurs de l’enseignement supérieur contribuent à ouvrir des portes. Le partenariat de l’établissement avec l’ISCID-CO en est une illustration. Reste l’essentiel : permettre à chaque jeune de poser ses questions, d’explorer plusieurs pistes et de construire un parcours qui lui ressemble.
À Dunkerque, les parrainages du lycée Angellier rapprochent élèves et entreprises
Un parrainage ne transforme pas, à lui seul, une orientation en parcours tout tracé. Il crée plutôt un point de contact : un professionnel peut raconter son quotidien, expliquer les compétences utiles dans son secteur et aider un élève à mieux comprendre les étapes qui séparent une envie d’un projet concret.
Cette proximité compte particulièrement au moment où les choix d’études et de métiers se précisent. Une discussion directe permet aussi de poser les questions que l’on n’ose pas toujours formuler en classe : à quoi ressemble une journée de travail ? Quelles formations ouvrent la voie à ce métier ? Et que faire quand plusieurs options attirent à la fois ? Les actualités du lycée Auguste-Angellier permettent de suivre la vie de l’établissement et ses initiatives.

Un dialogue concret pour mieux se projeter
La valeur de ces rencontres tient à leur ancrage dans le réel. Un élève intéressé par le commerce, l’ingénierie ou la communication peut confronter ses représentations aux expériences de professionnels, puis repérer les compétences à développer. Le conseil devient alors actionnable : rechercher une formation, préparer une question ou mieux présenter ses motivations.
Ce type de lien s’accorde avec les démarches qui rapprochent déjà établissements et acteurs de l’enseignement supérieur. L’initiative de partenariat entre l’ISCID-CO et plusieurs lycées, dont Angellier, montre comment ces passerelles peuvent compléter le travail d’orientation mené auprès des jeunes.
Ce que les élèves peuvent retirer d’un mentorat professionnel
Le bénéfice d’un parrainage ne se résume pas à la découverte d’un secteur. Il peut aussi aider à gagner en confiance : parler de son parcours, défendre une idée et demander un retour sont des exercices utiles bien au-delà d’un entretien d’orientation.
Pour rendre ces échanges féconds, les élèves peuvent arriver avec une ou deux questions préparées. Pas besoin d’un grand discours : une question précise sur le métier ou la formation suffit souvent à lancer une conversation qui compte.
- Découvrir un métier de l’intérieur : demander à quoi ressemble une journée ordinaire, y compris ses aspects moins visibles.
- Comprendre les parcours possibles : s’informer sur les études, les expériences et les compétences qui peuvent mener à un secteur.
- Faire le point sur ses envies : comparer ce que l’on imaginait avec ce que le professionnel raconte réellement.
- Préparer la suite : repartir avec une piste à explorer, une formation à rechercher ou un objectif à travailler.
Dans le même esprit, les initiatives de mini-entreprises scolaires montrent que l’apprentissage du monde professionnel peut aussi passer par l’action collective. Un projet mené par des lycéens à Avranches, présenté dans cet exemple de mini-entreprises engagées, illustre comment une idée prend forme lorsque les jeunes expérimentent, s’organisent et coopèrent.
| Dimension du parrainage | Ce que cela peut apporter à l’élève | Une première démarche utile |
|---|---|---|
| Découverte des métiers | Une vision plus concrète des missions et du quotidien professionnel | Demander un exemple de tâche réalisée au cours d’une journée |
| Orientation | Des repères pour comparer des formations et des secteurs | Préparer une question sur les études ou les compétences nécessaires |
| Confiance en soi | L’habitude d’échanger avec des adultes du monde professionnel | Présenter brièvement un centre d’intérêt ou un projet |
| Projection dans l’avenir | Des pistes concrètes à approfondir après la rencontre | Noter une action à réaliser dans les jours qui suivent |
Une passerelle qui complète le travail du lycée
Ces rencontres ne remplacent ni les cours ni l’accompagnement des équipes éducatives. Elles les prolongent en ajoutant une voix extérieure, capable de relier les apprentissages aux usages professionnels. C’est souvent ce petit pont entre la salle de classe et le terrain qui aide un projet à devenir plus lisible.
Pour les élèves, le meilleur réflexe consiste à garder une trace des échanges : une idée retenue, une question encore ouverte, une démarche à entreprendre. Un rendez-vous utile ne donne pas forcément toutes les réponses ; il aide surtout à savoir quelle question poser ensuite.
Source: www.nordlittoral.fr





