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À l’approche de la COP31, les Fidji défendent une transition climatique juste lors du sommet

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De Virginie

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à l’approche de la cop31, les fidji plaident pour une transition climatique juste et équitable lors du sommet.
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À Nadi, aux Fidji, les discussions préparatoires à la COP31 ont commencé avec une urgence qui se mesure déjà dans les corps, les maisons et les rivages. L’ONU a alerté sur les risques accrus des vagues de chaleur extrême pour les femmes enceintes, tandis que les Fidji appellent les pays développés à soutenir une transition énergétique juste et les nations les plus exposées au dérèglement climatique. Le sommet, organisé aussi aux Tuvalu et prévu jusqu’à jeudi, veut faire entendre la voix du Pacifique avant la grande conférence de novembre à Antalya, en Turquie.

Le décor n’a rien d’abstrait : aux Tuvalu, deux des neuf atolls coralliens sont déjà en grande partie submergés. Pour les habitants, la montée des eaux n’est pas une ligne sur un graphique, mais une question de terres habitables, d’accès à l’eau et d’avenir pour les générations suivantes. Les échanges de Nadi portent donc sur des engagements concrets : réduire les émissions, financer l’adaptation et organiser une transition qui ne laisse pas les populations les plus vulnérables payer seules la facture. Les pays du Pacifique réunis avant la COP31 veulent transformer cette réalité en priorité diplomatique.

Aux Fidji, la COP31 met en lumière les risques climatiques pour les populations

Dans son discours d’ouverture, Simon Stiell, chef de l’ONU Climat, a souligné les conséquences possibles des fortes chaleurs pendant la grossesse. Les épisodes extrêmes sont de plus en plus associés à des naissances prématurées, à un faible poids à la naissance, à des mort-nés et à des complications pour les mères : la crise climatique est aussi un enjeu de santé publique.

Les risques ne s’arrêtent pas à la santé physique. Un rapport publié le même jour par Plan International, fondé sur une enquête auprès de 5 000 filles et jeunes femmes de 15 à 24 ans au Pérou, au Sénégal, au Zimbabwe, au Kenya et au Bangladesh, décrit des effets sur leurs droits et leur sécurité, notamment les mariages d’enfants, les grossesses non désirées et les violences sexistes ou sexuelles. Quand une catastrophe fragilise les revenus, l’accès à l’école et la protection sociale, les inégalités peuvent s’aggraver rapidement.

à l’approche de la cop31, les fidji plaident pour une transition climatique juste et équitable, adaptée aux besoins des communautés les plus vulnérables.

Une transition énergétique juste, au cœur des discussions

La ministre fidjienne du Climat, Lynda Tabuya, a appelé les pays développés à s’engager pour une transition juste vers les énergies renouvelables et à soutenir les États les plus durement touchés. Le financement reste un point de friction majeur : selon un rapport de l’ONU publié en août, les pays en développement auraient besoin de 310 à 365 milliards de dollars pour s’adapter, alors que les financements recensés pour cet objectif atteignaient 26 milliards en 2023.

Les échanges avec l’Australie illustrent la difficulté de concilier ambitions climatiques et intérêts économiques. Canberra conduit les négociations de la COP31 tout en restant un grand exportateur de charbon. Après une discussion qualifiée de franche avec son homologue Chris Bowen, Lynda Tabuya a reconnu les désaccords exprimés par certains pays, tout en plaidant pour un terrain d’entente dans le Pacifique. Les appels à suspendre l’expansion de projets liés au charbon et au gaz rendent la question particulièrement sensible.

Chris Bowen a défendu la contribution spécifique de l’Australie en tant qu’exportateur de combustibles fossiles. La tension est nette : une transition crédible suppose que les promesses diplomatiques se traduisent en décisions sur la production d’énergie et en moyens pour les pays vulnérables. Les discussions préparatoires doivent justement rapprocher ces deux exigences, comme le souligne aussi ce appel des Fidji à une transition climatique équitable.

Enjeu abordé Repère Pourquoi il compte
Adaptation climatique 310 à 365 milliards de dollars nécessaires Les pays en développement doivent mieux protéger leurs populations et leurs infrastructures.
Financement disponible 26 milliards de dollars en 2023 L’écart avec les besoins souligne l’urgence de nouveaux soutiens.
Menace côtière Deux atolls sur neuf largement submergés à Tuvalu La montée des eaux affecte déjà les territoires insulaires.
Déplacement des populations Jusqu’à 1,2 milliard de personnes pourraient être concernées d’ici 2050, selon les estimations citées Les pays insulaires font face à une élévation du niveau marin supérieure à la moyenne mondiale.

Pour les entreprises aussi, l’adaptation cesse d’être une idée lointaine dès lors qu’elle touche les chaînes d’approvisionnement, les locaux ou les équipes. Des outils d’évaluation, comme celui présenté pour aider les entreprises à anticiper les risques climatiques, peuvent convertir un enjeu global en décisions quotidiennes. Et les démarches qui relient transition écologique, emploi et formation rappellent qu’un changement durable se prépare aussi avec les personnes qui le feront vivre.

  • Cartographier les risques locaux : chaleur, inondations et ruptures d’approvisionnement ne menacent pas chaque activité de la même manière.
  • Prévoir des moyens d’adaptation : la prévention coûte souvent moins cher que la réparation après une catastrophe.
  • Associer les salariés et les communautés : une transition juste se construit avec les personnes concernées, pas uniquement dans les salles de négociation.

Ces pistes font écho aux outils d’adaptation climatique destinés aux entreprises et aux réflexions sur les emplois et la formation dans la transition écologique. À Nadi, le message prend une dimension très concrète : les politiques climatiques ne seront solides que si elles protègent les vies et ouvrent des perspectives économiques.

Montée des eaux dans le Pacifique : une urgence déjà présente

Le niveau des océans augmente à un rythme record, sous l’effet du réchauffement des eaux et de la fonte des glaciers, selon un rapport du secrétariat général de l’ONU publié en août. Les pays insulaires du Pacifique sont particulièrement exposés : la hausse du niveau marin y est estimée à deux fois la moyenne mondiale, tandis que les conséquences pourraient pousser jusqu’à 1,2 milliard de personnes dans le monde à se déplacer d’ici 2050.

Une journée de la pré-COP est consacrée aux Tuvalu, où des plans de déplacement de la population sont en préparation. Le Premier ministre Feleti Teo l’a rappelé aux Nations unies : la montée des eaux appartient déjà au présent. Pour les habitants, préparer l’avenir ne signifie pas renoncer à leur territoire, mais réfléchir dès maintenant à la sécurité, aux services essentiels et au maintien des liens communautaires.

Moins d’une dizaine de dirigeants mondiaux ont confirmé publiquement leur présence à la réunion, malgré l’importance des enjeux. Parmi les participants annoncés figure le ministre népalais des Affaires étrangères, Shisir Khanal, alors que son pays se remet d’une crue dévastatrice dans l’Himalaya, survenue le 26 août. Cette diversité de situations rappelle que le climat relie des régions éloignées par des risques communs, même si leurs besoins diffèrent.

Les discussions des Fidji et des Tuvalu doivent préparer la COP31, prévue en novembre à Antalya, et maintenir l’objectif de limiter le réchauffement à 1,5 °C au centre des négociations. Shiva Gounden, de Greenpeace, a averti que le Pacifique ne devait pas devenir une zone sacrifiée au profit des grands pollueurs et des entreprises fossiles. La pré-COP pose ainsi une question simple, mais décisive : qui bénéficie de la transition, et qui en supporte les coûts ?

À l’approche du sommet mondial, les Fidji défendent une idée qui dépasse leurs frontières : une action climatique juste doit protéger les populations exposées, financer leur adaptation et accompagner les transformations économiques. À Antalya, les promesses compteront surtout si elles se traduisent en ressources et en décisions mesurables. Le Pacifique ne demande pas seulement à être entendu ; il rappelle au monde ce que l’inaction signifie déjà sur le terrain.

Source: fr.news.yahoo.com

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Virginie

Je suis Virginie, une entrepreneuse dynamique de 35 ans. Passionnée par l'innovation et le développement durable, je m'engage à créer des solutions qui améliorent la vie quotidienne. Suivez-moi dans cette aventure passionnante!

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