---Advertisement---

L’IA a déjà généré 3 milliards d’euros : peut-on encore se permettre de passer à côté ?

Avatar photo

De Virginie

Publié le :

Suivez-nous
l’intelligence artificielle a déjà généré 3 milliards d’euros. découvrez les opportunités qu’elle ouvre et pourquoi les entreprises ne peuvent plus l’ignorer.
---Advertisement---

Trois milliards d’euros : voilà la valeur supplémentaire que l’intelligence artificielle aurait déjà apportée aux entreprises belges qui l’utilisent, selon Agoria. Le chiffre donne le tournis. Pourtant, dans beaucoup d’organisations, l’IA reste encore dans la salle d’attente : on teste un outil, on génère quelques textes, puis on retourne aux habitudes du lundi matin. D’après une enquête menée auprès de 307 dirigeants, environ six entreprises sur dix en sont toujours au stade de l’expérimentation, tandis que seules 6 % ont placé ces technologies au cœur de leur fonctionnement.

Il faut donc distinguer deux montants qui se ressemblent, mais ne racontent pas la même histoire. Les 3 milliards évoqués par Agoria correspondent à des revenus supplémentaires associés à l’IA dans les entreprises qui ont passé le cap ; les 3 milliards annoncés par Mistral AI sont, eux, une levée de fonds. Une différence de taille, même si les deux chiffres illustrent la même course : investir, déployer et ne pas laisser les autres prendre trop d’avance. Pour une petite entreprise fictive comme Atelier Lumen, qui conçoit des produits, la question n’est déjà plus de savoir si l’IA peut aider, mais où elle fera gagner du temps sans remplacer le jugement humain.

IA en entreprise : d’où viennent les 3 milliards d’euros ?

Le chiffre avancé par Agoria ne signifie pas que toutes les entreprises ont déjà vu leur chiffre d’affaires bondir. Au contraire, 85 % des organisations interrogées ne constatent pas encore d’effet sur leurs revenus. La valeur se concentre donc chez celles qui ont réellement intégré l’IA à leur activité, et non chez celles qui se contentent d’ouvrir un compte sur un nouvel outil.

l’ia a déjà généré 3 milliards d’euros. découvrez les opportunités qu’elle offre et pourquoi les entreprises ne peuvent plus se permettre de l’ignorer.

Les niveaux d’adoption rapportés par la fédération dessinent un parcours plutôt qu’un grand saut : environ 60 % restent en phase de test, 37 % commencent à intégrer l’IA dans leurs processus et 6 % l’ont installée au centre de leurs opérations. Ces proportions sont arrondies et ne s’additionnent pas exactement, mais le message est limpide : l’expérimentation est fréquente, le déploiement profond beaucoup moins.

Indicateur rapporté par Agoria Ce qu’il suggère
Environ 60 % des entreprises testent l’IA L’intérêt est là, mais les usages restent souvent ponctuels.
37 % commencent à l’intégrer Les outils entrent progressivement dans les processus de travail.
6 % l’ont placée au cœur de leur fonctionnement Le déploiement à grande échelle demeure rare.
85 % ne voient pas encore d’effet sur leur chiffre d’affaires Les gains ne sont ni immédiats ni automatiques.
Environ 3 milliards d’euros de revenus supplémentaires estimés La valeur est déjà tangible chez les entreprises qui ont franchi le cap.

Pour Atelier Lumen, le déclic ne vient pas d’une démonstration spectaculaire, mais d’une tâche répétitive : préparer des premières versions de visuels et de documents techniques. L’équipe conserve la direction créative, vérifie les résultats et consacre davantage de temps aux décisions qui distinguent un produit bien pensé d’un produit simplement produit. C’est souvent là que se cache le rendement : dans une heure récupérée, puis réinvestie intelligemment.

Adoption de l’IA : le vrai retard se joue après les tests

Un outil installé ne transforme pas, à lui seul, une entreprise. Il faut repérer les tâches où il peut aider, définir qui vérifie ses réponses et mesurer ce qui change réellement : délais, qualité, coûts ou satisfaction des clients. Sans ces repères, l’IA risque de devenir un joli gadget numérique, comme un tapis de course transformé en porte-manteau.

Une première démarche consiste à choisir un processus concret, limité et peu risqué, puis à comparer les résultats avec la méthode habituelle. Une équipe comptable peut, par exemple, examiner l’automatisation de certaines opérations de traitement, tandis qu’un bureau d’études peut accélérer la préparation de variantes de conception. Des initiatives spécialisées illustrent ces évolutions, notamment l’intégration de l’IA dans les logiciels comptables et des outils destinés aux entreprises du bâtiment.

  • Choisir une tâche mesurable : une opération fréquente, chronophage et dont le résultat peut être contrôlé.
  • Garder une validation humaine : les réponses générées doivent être vérifiées, surtout lorsqu’elles influencent un client, un salarié ou une décision financière.
  • Former les équipes sur des cas réels : un atelier lié au travail quotidien vaut mieux qu’une présentation pleine de promesses abstraites.
  • Comparer les résultats : suivre le temps gagné, les erreurs, les coûts et la qualité avant d’étendre l’usage.
  • Prévoir une solution de repli : les activités critiques ne devraient pas dépendre d’un seul outil ou fournisseur.

Pour accompagner ce passage de l’essai à l’usage, Agoria défend 45 propositions, allant de la formation à la résilience technologique. La fédération recommande notamment de prévoir, pour les processus critiques, une solution européenne — voire belge — afin d’éviter une dépendance totale à un prestataire étranger. Elle soutient aussi l’idée d’un corridor industriel entre Eindhoven, Louvain et Aix-la-Chapelle, tourné vers l’IA, les semi-conducteurs, la robotique et le matériel.

La formation fait partie du même chantier : les outils changent vite, mais apprendre à les questionner reste une compétence durable. Plusieurs pistes de montée en compétences sont évoquées dans les mesures de formation à l’intelligence artificielle. Le bon déploiement ne commence donc pas par un achat, mais par une question très terre à terre : quel problème l’équipe cherche-t-elle à résoudre ?

Productivité, emplois et risques : l’IA change le travail sans tout effacer

Chez Futurwave, entreprise de conception technologique et de design, le changement se voit à l’échelle d’une tâche. Son dirigeant explique qu’un design 3D qui demandait auparavant deux heures peut parfois être réalisé en cinq à dix minutes. Le gain est impressionnant, mais il ne transforme pas le concepteur en spectateur : l’expérience humaine reste essentielle pour orienter le travail, repérer les erreurs et décider si le résultat tient la route.

Cette nuance compte aussi pour l’emploi. Agoria estime que l’IA a entraîné la disparition nette d’environ 80 à 100 postes dans le secteur technologique belge. Le chiffre ne décrit pas un bouleversement massif du marché du travail ; il montre plutôt que certains besoins évoluent déjà, alors que les métiers se recomposent. Les effets à long terme restent difficiles à isoler, notamment parce que l’automatisation de tâches peut aussi faire apparaître de nouvelles activités.

Les gains de productivité ouvrent toutefois une question moins confortable : si la valeur est créée avec moins de travail humain, comment financer un système social largement construit autour des salaires et des cotisations ? Agoria estime que l’IA pourrait soutenir la croissance économique potentielle de la Belgique, avec l’ambition de la faire passer de 1 % à 2 % d’ici 2030 si les décisions nécessaires sont prises. Cela ne règle pas, à lui seul, la question du partage de cette valeur.

Les risques méritent la même attention que les gains. Des outils capables de prendre certaines décisions de façon autonome exigent des garde-fous, une supervision et des responsabilités clairement définies. Le débat sur les risques qui demandent une vigilance réelle ne relève pas forcément du scénario catastrophe : il s’agit aussi d’éviter des erreurs ordinaires, mais coûteuses, dans des processus importants.

De l’atelier belge à la course mondiale à l’IA

Le retard d’adoption n’est pas qu’une affaire de productivité interne. Les entreprises qui maîtrisent les nouveaux outils peuvent réduire leurs coûts tout en améliorant certains produits ou services. À l’inverse, multiplier les tests sans décider lesquels méritent d’être déployés revient à regarder le train partir en prenant soigneusement des notes sur son horaire.

La levée de fonds de 3 milliards d’euros annoncée par Mistral AI rappelle que la compétition porte aussi sur les infrastructures, les modèles et la capacité à construire des solutions européennes. Cette somme est un investissement, pas le chiffre d’affaires supplémentaire mesuré par Agoria. Les deux sujets se croisent néanmoins autour d’un enjeu commun : disposer de technologies performantes sans abandonner toute maîtrise à des fournisseurs extérieurs. Les enjeux de cette opération sont détaillés dans un article consacré à la levée de fonds de Mistral AI.

Pour une entreprise comme Atelier Lumen, la réponse n’est ni de tout automatiser ni de rester à quai. C’est de choisir un usage utile, de former les personnes qui s’en serviront, de protéger les données sensibles et de vérifier les résultats dans la durée. L’IA ne promet pas une prospérité automatique ; elle offre un levier dont l’efficacité dépend encore, largement, des décisions humaines.

Source: www.lalibre.be

Avatar photo

Virginie

Je suis Virginie, une entrepreneuse dynamique de 35 ans. Passionnée par l'innovation et le développement durable, je m'engage à créer des solutions qui améliorent la vie quotidienne. Suivez-moi dans cette aventure passionnante!

Laisser un commentaire