Dans le sillage de la fermeture emblématique de l’usine Caterpillar à Gosselies, un terrain d’espoir se dessine lentement mais sûrement. Dix ans après le départ de la multinationale américaine et la mise au chômage de 2 200 employés, la friche industrielle se transforme progressivement grâce à des projets concrets. Le rachat du site par la région wallonne, pour l’euro symbolique, a ouvert la voie à une nouvelle ère où l’innovation et l’entrepreneuriat prennent le pas sur la nostalgie. Aujourd’hui, des initiatives prennent forme, avec des investisseurs et des acteurs locaux qui s’unissent pour redonner vie à cette terre d’activité et de potentiel. Alors, que peut-on attendre pour le futur de Gosselies?
Dynamisme au cœur de la reconversion industrielle
Le projet Chrysalide21, qui s’est matérialisé avec l’assistance de l’intercommunale Igretec et Wallonie Entreprendre, incarne parfaitement cette dynamique. Heylen Warehouses, après avoir récemment signé un contrat pour une partie du site, promet d’introduire entre 1 000 et 1 500 nouveaux emplois au cours des cinq prochaines années. Ce parc d’activités, dont la vocation est d’accueillir diverses entreprises logistiques et industrielles, témoigne des ambitions auxquelles on ose espérer. Alors que certains se remémorent le passé, ceux qui investissent ici envisagent un avenir plein d’opportunités.
Une diversité d’activités se profile à l’horizon
La reconversion du site ne se limite pas à un seul projet. Le terrain, découpé en trois lots, ouvre des perspectives variées. Le lot de 20 hectares, initialement dédié à l’extension du Biopark, pourrait bientôt accueillir un groupe industriel flamand actif dans le secteur de l’acier. Malgré la prudence des autorités, cette annonce laisse entrevoir de grandes possibilités. Quant au troisième lot, en front de N5, une zone de loisirs pourrait voir le jour, éventuellement sous la forme d’un petit parc d’attractions. Qui aurait cru qu’un site lié à l’industrie lourde pourrait se muer en lieu de loisirs et de détente?
| Lot | Superficie | Type d’activité |
|---|---|---|
| Lot central | 37,5 hectares | Parc d’activités Chrysalide21 |
| Second lot | 20 hectares | Activités industrielles (à confirmer) |
| Troisième lot | Zone de loisirs | Possibilité d’un parc d’attractions |
Des projets ambitieux, mais des défis à surmonter
Pourtant, le chemin n’est pas exempt d’enjeux. Un problème juridique persiste, alors qu’un bail de longue durée entrave certaines initiatives. C’est ce que souligne le bourgmestre de Charleroi, Thomas Dermine, mettant en avant les conditions de rachat posées en cas d’échec. Ce défi rappelle que la reconversion, même promise à un bel avenir, doit naviguer à travers des complexités administratives et juridiques.
Pensées sur l’avenir
À l’aube de cette nouvelle ère, il devient crucial d’inviter les acteurs locaux à s’engager d’avantage. Le modèle à suivre semble être celui de la collaboration entre l’administration et l’industrie. C’est en conjuguant les forces que l’on pourra réellement faire prospérer Gosselies, transformant son héritage industriel en un avenir florissant. Le regard tourné vers l’avant, la communauté doit encourager cette mutation, non pas comme une fugue nostalgique du passé, mais comme une solide fondation pour les générations futures.
Source: www.lalibre.be

